samedi 27 décembre 2008

La grande traversée de Panama

L'excursion principale de notre séjour à Panama a consisté à nous rendre à l'extrêmité ouest du pays, vers la frontière avec le Costa Rica, pour y découvrir la province de Chiriqui et plus particulièrement la montagne Panaméenne ainsi que la province de los Santos, dans la péninsule du centre s'étirant vers le Sud, ou habitent les Grands Parents Castillero.


Départ le 12 octobre tôt matin. Même si notre objectif est la province de Chiriqui, que nous n'atteindrons que dans l'après midi, ce grand voyage d'environ 500 kilomètres nous aura permis de découvrir l'intérieur du pays, et sa grande (et inexpliquée) diversité de paysages, tantôt arides....

... tantôt humides et bien verts.


La magnifique petite ville de Boquete, aux pieds des montagnes de Chiriqui. Une pensée pour cette région, sinistrée un bon mois après notre passage par d'impressionnantes crues


au dessus de Boquete.


Fin de la première étape : nous arrivons de nuit à Cerro Punta, au terminus d'une vallée de montagne. Nous rencontrons notre guide qui nous fait monter dans un gros 4X4, grâce auquel nous montons encore durant une demi heure un chemin étrangement pentu, pour arriver en pleine jungle à une place occupée par quelques chalets. Nous sommes à une altitude de 2200 mètres et, même sous ces latitudes,le froid est vif, 12 degrés environ. Nous visitons le chalet dans lequel nous passerons 2 nuits. Il y fait aussi un froid glacial, et nous nous empressons de faire du feu, chose que l'on n'aurait jamais imaginé faire à Panama!!!
Il n'aurait manqué qu'une bonne fondue pour se croire dans un chalet Savoyard!!!

Après une nuit de fortes pluies, de rafales de vent, et de migraines certainement dûes à cette montée subite, nous découvrons l'environnement de notre chalet, et le guide est bientôt là pour nous emmener en excursion.

Sur la terrasse de notre chalet, des mangeoires pour attirer les colibris, les oiseaux les plus courants de cette jungle d'altitude. Petite consolation pour n'avoir pas vu le mythique Quetzal, qui ne vient que pendant la période estivale.

Encore un beau parcours en 4X4, et nous nous arrêtons au départ de notre petite randonnée dans la jungle. Le panneau indique que sur cette jungle montagnarde, il y fait des températures variant de 8 à 14 degrés sur l'ensemble de l'année, accompagnées de précipitations annuelles de 5 mètres, soit près de 5 fois ce qu'il tombe chez nous... Alors à ceux qui se plaignent de notre climat Franc Comtois....
Photos de notre randonnée dans la jungle.
Tout le monde est équipé de jolies bottes blanches, et notre rando peut commencer!

Alors, les Malavaux, ca vous change du Chemin de la Roche?
Une fois de plus, il nous semble sentir les effets de l'altitude, et nous devons adapter notre rythme. L'altitude reste modeste et n'excède pas les 2300 mètres, mais curieusement, nous semblons avoir du mal à l'accèpter.
Que d'eau... Et quelle frustration de n'avoir aucun matériel de pêche, surtout quand j'ai eu appris que cette multitude de torrents de montagnes sont naturellement habités par des truites, et qu'ils ne doivent certainement être jamais pêchés.
des passages pas toujours faciles!

Notre guide, José, nous présentant une fleur d'Aliconia.

Par endroits, toute la surface du sol est recouverte par cette magnifique petite plante.


Le point d'arrivée de notre rando, et le point culminant de ma colère de n'avoir aucun hameçon à jeter dans l'eau, en imaginant ce que cela aurait pu être si ca avait été proportionnel avec la partie de pêche en mer!

Je tenais absolument à vous présenter personnellement cette magnifique fougère arborescente, qui n'est pas rare du tout dans cette forêt tropicale, mais qui, pour nous, parait complètement démesurée!

Les environs de Cerro Punta, et les extraordinaires cultures de montagne.

Nous sommes au pied du Volcan Baru, le point culminant du pays, avec ses 3475 mètres d'altitude. Malheureusement, le mauvais temps persistant, il nous aura été impossible de l'apercevoir.

Partout, bien que ça n'en soit pas la saison optimale, une flore à couper le souffle!

Après avoir quitté la province de Chiriqui, nous arrivons dans la province de los Santos, sur les terres de la Famille Castillero. Ici, l'exploitation de papayes qu'entretient le frère d'Alexis-Père.

Chez les Grands Parents : Alexis et sa Grand-Mère, devant un"comejen", le nid d'une espèce de termites dans lesquels les perruches sauvages viennent pondre leurs oeufs. Ainsi, à l'éclosion, les jeunes se nourrissent de ces termites, qu'ils trouvent sans faire le moindre mouvement.

La ville de Las Tablas, d'un grand calme apparent, mais qui, chaque année, et le centre du grand Carnaval, ou presque tout le pays vient faire la fête.

Dans les environs, le petit village de Puerto Mensabe.

Pas beaucoup plus rassurants que nos bovins français, les taureaux (seulement) panaméens portent une étonnante bosse.




Passage à côté d'une mangrove, de grandes étendues d'eaux saumâtres, ou la nature ne semble pas arriver à faire le choix de vivre en milieu marin ou terrestre...

vendredi 26 décembre 2008

Une folle journée de pêche sur l'Océan Pacifique!

Nous avons eu la chance extrême que la famille Castillero ait comme voisins des fous de pêche : Salvatore et Russel, tous deux Américains expatriés à Panama pour entre autres raisons, la pêche... Nous connaissant, Graciela n'a pas manqué de nous présenter et c'est tout naturellement que naquirent des projets de pêche! Premier épisode (car il y en aura un autre!), à toute vitesse sur l'Océan Pacifique pour une partie de pêche à la traine en direction d'îles au large de Panama.


L'équipe du jour, Claude en compagnie de nos deux "guides", Russel et Salvatore.



Première destination, l'archipel de Taboga, dont nous aurons fait le tour de chacune des îles.

Un décor de rêve, ou la jungle des côtes sauvages plonge tout droit dans la mer...

La première touche ne se fait guère attendre : On entend le bruit strident du fil se dévidant du moulinet et c'est moi qui ai l'honneur de ferrer en premier. Il s'agit d'un baliste, un poisson qui apparemment n'intéresse guère nos amis pêcheurs, plus motivés pour pêcher les "Dorados", ces fameuses daurades coryphènes, ou les "sierras", un poisson que je ne connaissais pas du tout.
Pour ma part, je ne néglige jamais la rencontre avec une nouvelle espèce de poisson, et je démarre la journée déjà bien content!
Nous continuons notre tour de cette île de Taboga. Le crève coeur du jour aura été la découverte de résidus de pétrole sur nos pieds et jambes lors d'une escale sur cette pourtant merveilleuse île... Comme quoi, malgré cet aspect enchanteur, la proximité de la civilisation, se fait, hélas, bien sentir...

Salvatore et l'une des 2 daurades coryphènes prises coup sur coup au large de l'île de Taboga.

Arrivée vers l'île de Otoque : L'un des deux villages de pêcheurs de l'île... Un voyage à une autre époque ou le temps semble s'être arrêté.
Les magnifiques côtes de cette île : On se mettrait presque dans la peau des explorateurs qui découvrirent ces côtes américaines...

Côté pêche : ça s'était bien calmé pendant près d'une heure et demie, mais la prise de ce petit mérou nous remonta le moral, et il allait bientôt être suivi par ce qui constituera un de nos plus incroyables souvenirs de pêche...

En effet, 10 minutes après c'est une touche qui n'a rien à voir avec les précédentes que Salvatore prend en main. Après un combat tout en force, un beau poisson monte à la surface, Russel est prêt à s'en saisir...

Opération réussie, et c'est l'heure des présentations : il s'agit de ce fameux "sierra". Mes recherches sur ce poisson à notre retour m'auront permis de savoir que le nom commun de ce poisson est le thazard sierra. Il fait partie de la famille des scombridés, comme le maquereau.

A peine étions nous repartis que l'on eut une autre touche, et c'est Claude qui eut l'honneur de s'en occuper... Il a l'air d'en baver, et pour cause, le sierra est un sacré poisson de sport!

Succès, récompense, et un grand "ouf"de soulagement!

Une petite prise suivit et c'est à nouveau une belle touche à laquelle j'eus personnellement affaire! La aussi, ce fut concluant...

Notre équipe d'Américains avec une nouvelle prise, toujours dans le même secteur.

Nous décidons d'insister encore un peu sur le secteur, et là, ca allait être le bouquet final : Salvatore venait à peine de mettre un nouveau poisson dans le bateau, que l'on eut à gérer deux nouvelles touches presque en même temps. Sur cette photo, Claude a déjà mis son poisson au sec alors que je suis encore aux prises avec le mien qui n'est pas encore décidé à venir...

Voilà ce que l'on peut appeler un beau "doublé"!


Après cela, les choses s'étant bien calmées, le capitaine Russel nous proposa de nous raffraichir un peu en nous tendant masques et tubas. Très interessé pour découvrir l'envers du décor, on se fit une petite exploration autour de ce rocher. Par contre, mon appareil photo n'étant pas adapté à la plongée sous marine, les magnifiques images que nous avons vues, Claude et moi, resteront notre secret souvenir...

Fin de pêche et retour au port. Au total : le baliste, 2 petits mérous, 2 coryphènes et 8 sierras... Nos pêches en rivière font bien pâle figure à côté de cela!!!

Le thazard sierra n'a pas vraiment l'air d'un poisson connu : même sur internet, on ne parle ni de lui, ni de sa pêche, c'est pourtant un excellent poisson de sport, et, on l'a découvert ensuite, également de table!

jeudi 18 décembre 2008

Panama City

Capitale du pays, Panama City est une ville étonante, encore marquée par la dépendance récente des Etats Unis, ou l'on passe sans transition du modernisme et du gigantisme à une pauvreté effrayante. C'est aussi une ville dans laquelle on peut avoir dans le même champ de vision des gratte ciels en cours de construction et une cité de ruines datant du 16 ème siècle!

Notre première sortie à Panama, avec Graciela et Paul : Un tour dans les quartiers modernes, ici dans les environs de Punta Paitilla.

A l'autre bout de la ville, le Coast Way, une immense digue construite à l'aide des matériaux d'excavation du canal, qui relie la terre ferme à un ancien archipel, devenu une zone touristique.
Un bon apéro sur les îles du Coastway. Attention à St Gervais, la "Capitale de la bière", Panama n'a pas dit son dernier mot!!!

A l'écart du centre moderne de Panama, la vieille ville.

Vue d'un côté...

... puis de l'autre.

Les églises, très nombreuses et de tous styles rappèlent que la religion tient une place très importante.

De toutes, la plus impressionnante est l'Eglise San José, dont l'autel, totalement en or, date de 1610. D'après ce que j'ai compris, les colons Espagnols l'auraient recouvert de boue pour en masquer l'éclat afin de le protéger de la convoitise des pirates.


Malgré le délabrement d'une partie du quartier, de nombreux batiments sont en cours de rénovation.


Même la France y a sa place... Effectivement, si la réussite de la construction du canal appartient aux Américains, c'est notre compatriote Ferdinand de Lesseps qui commença le projet.

De belles places ou abondent les vendeurs de souvenirs et artistes divers.

Mais à quelques pas de là, une ambiance toute autre : le quartier des ferrailleurs ou, dit-on, il s'y vendrait le jour tout ce qui se vole la nuit... On y passe, mais on ne s'y arrête pas, et on ferme même les portes de la voiture à clefs!

Un quartier pauvre, mais bien animé. Face à nous, le marché.

On nous avait dit de nous méfier en marchant, car souvent les palques d'égout sont volées : On en a ici l'exemple au tout premier plan!

Heureusement, ces quelques quartiers délabrés sont égayés par le passage incessant des bus de la ville, à la sécurité douteuse, mais tous mieux décorés les uns que les autres!

Un autre aspect de Panama : De l'autre côté encore, les ruines de la première construction de Panama (1519-1671). Cette ville a eu la particularité d'être la première cité du continent à être construite sur la côte pacifique. Elle est aujourd'hui classée au Patrimoine de l'Humanité.
Vue sur les ruines et la région du haut des 40 mètres de la tour de la cathédrale.
D'intéressantes reconstitutions permettant d'imaginer le paysage de l'époque...


Les Malavaux, comme d'habitude, ravis de leurs visites!