jeudi 29 novembre 2007

Premiers pas sur la glace...

9 octobre 2004. Le C.A.F Combloux organise une sortie "découverte de la Mer de Glace", avec l'intervention d'un glaciologue de renom, Luc Moreau. En dehors de quelques exercices pratiques sur neige, cette journée fut pour moi la premiere occasion sérieuse de chausser les crampons et ainsi de découvrir ce monde fascinant que peut être un glacier... Une belle journée non sans conséquences sur ma vie future...


Gare du Montenvers, une demie heure de marche, et nous voila au bord de la falaise dominant la Mer de Glace, cet immense serpent de 11km accueillant et conduisant vers une fonte lente, mais certaine, une bonne partie des neiges du massif du Mont blanc, via la célèbre Vallée Blanche. Au fond, les Grandes Jorasses (4208 m).

90 mètres d'échelles à descendre, c'est assez impressionnant, amusant, et bien fatigant quand il faut les remonter après une bonne journée passée en montagne... Cicatrice laissée dans la roche par le glacier à l'époque ou il remplissait tout le fond de son vallon, c'est aussi, malheureusement, la preuve irréfutable de la fonte de ces glaciers. Une fonte se traduisant par un recul, mais aussi, comme on peut le voir, une perte de hauteur très importante, de plusieurs mètres par an... Ainsi, chaque année, de nouvelles longueurs d'échelles doivent être ajoutées.
Arrivée en bas des échelles, on s'éloigne quelque peu des falaises pour éviter tout risque de chutes de pierres, et le moment tant attendu de chausser les crampons et de découvrir les sensations de la marche sur glace arrive enfin, comme sous la surveillance de la grande sentinelle des lieux : l'Aiguille du Dru (3754 m).
Bien que les explications aient déjà commencé depuis un bon moment, dès la sortie du train, à vrai dire, Luc Moreau, que l'on voit ici debout, va vraiment rentrer dans le vif du sujet.
Le programme de la journée : une longue balade, fréquemment entrecoupée de poses explication, au cours desquelles on apprendra la formation des glaciers, leur fonctionnement, leur évolution, mais aussi les risques qu'il existe à s'y promener, et les règles de sécurité...

Le chaos des crevasses, du fond desquelles on entend monter le bruit des "bédières", ces impressionnants torrents glaciaires, circulant tantôt superficiellement, tantôt à plusieurs dizaines de mètres à l'intérieur des glaces. Heureusement qu'on s'encorde... enfin, normalement... mais pas là! Pas de chute pour ce jour là, mais un diagnostic tout aussi grave semble se confirmer... Le virus est transmis!

La pêche du 28 novembre

Lac de Biaufond, 16 h 30. Brochet de 72 cm. On a vraiment eu froid depuis le matin, un petit moral depuis des semaines sans avoir vu de beau poisson, une belle déception une heure plus tôt avec la perte d'un autre brochet pas vu, mais certainement aussi joli... Il fallait bien ça pour que les affaires aient l'air de reprendre! Alors on croise les doigts pour les prochaines sorties...

lundi 26 novembre 2007

Le bureau d'Alex

Le point d'orgue de mon voyage sur la Côte d'Azur, la visite du musée océanographique de Monaco, le moment que j'attendais depuis depuis des années... et quelque peu précipité par l'accès à un poste obtenu au sein même de l'aquarium par l'amie Alex!
Plutôt classe, comme bureau!
maquette de la "Calypso"
" Il y a donc, sous la quille de nos bateaux, un univers quasiment inconnu, mais accessible, grouillant de vie, une jungle sauvage qui n'est séparée de notre monde civilisé que par la surface de la mer, cette frontière capricieuse qui la dérobe à nos regards et qui l'a enveloppée de mystères ou de légendes jusqu'à nos jours." J Y Cousteau.
La grande salle, et ses incroyables collections d'animaux marins de toutes sortes et dans tous les états : En os, empaillés...

... au formol...

... et même en fossiles, pour certains, qui ont traversé des millions d'années enfermés dans les sédiments marins!

Une autres salle, consacrée à la recherche scientifique. Une belle collection d'instruments utilisés par les premiers chercheurs, à l'époque ou la plongée en eaux profondes n'existait pas encore...

Enfin, l'aquarium, divisé en deux parties, l'une sur l'écosystème méditerranéen, l'autre sur les habitants des mers exotiques.
Des vitres de 35 cm d'épaisseur, pour cet aquarium regrouppant les géants des lagons : raie guitare, requins pointe blanche et nourrice, carangues, mérous...

Heureuse comme un poisson dans l'eau...
La concrétisation d'un rêve d'enfance...

Voici la guide que j'avais réservée dès son embauche il y a un peu plus d'un an, et, grâce à qui, en plus d'avoir eu des explications très précises sur la partie visible de l'aquarium, j'ai pu visiter les plusieurs étages de sous sol, les "coulisses", ou l'on soigne les animaux, ou on les reproduit, et ou l'on fait avancer la recherche...

Comme elle est très timide et qu'elle risque de m'en vouloir d'avoir diffusé une photo d'elle, elle me pardonnera à coup sûr si je mets également en photo son animal chéri...

Des paysages sous marins plus vrais que nature...
La murene et moi... ou le souvenir d'une belle aventure!
On s'en passerait volontiers quand on se baigne dans la mer... Pourtant cet animal est stupéfiant! La conservation des méduses en aquarium est l'aboutissement d'une prouesse technologique, qui a consisté à fabriquer un bac offrant un courant permanent visant à empêcher les animaux de toucher les parois, sans quoi, de par leur extrême fragilité, ils mourraient très rapidement.
Oui, je sais, les écrevisses de nos rivières font bien pâles figures comparées à ce homard d'une soixantaine de centimètres!

L'expert en camouflage, le redoutable poisson-pierre...

Allez, pour le plaisir, une petite dernière...

mercredi 14 novembre 2007

Journées de travail un peu hors du commun...

14 et 15 novembre 2007. L'offensive de l'hiver un peu précoce continue, mais je dois, moi aussi, continuer ma surveillance. Tout se complique, surtout au niveau des déplacements, mais il y a quand même parfois de quoi lier l'utile à l'agréable...


Le 14 novembre, vue sur le vallon de Goumois depuis la Corniche. Si la neige est déjà bien présente sur les plateaux, elle n'a pas encore réussi à recouvrir le fond de la vallée. Il neigera tout l'après midi, et le soir, à mon départ, Goumois blanchit et la couche s'épaissit.

15 novembre, je décide d'aller faire une tournée au Refrain, mais si ces gorges sont facilement accessibles en voiture à la belle saison, ce n'est pas le cas en conditions hivernales. Pas d'autre solution que descendre depuis le plateau à pied, soit une belle distance, 400 m de dénivelée, plus tout ce qu'il faut faire en longeant la rivière pour la tournée proprement dite... l'équivalent d'une petite rando sympa dans la neige! Départ de la Cendrée.


Ci dessus : ambiance "montagne" au dessus des falaises de la Cendrée.

30 cm de neige fraîche à 900 m, ça donne déjà un bel effet... Un paysage hivernal qui pourrait plaire à certain(e)s qui se reconnaitront!

Descente par le sentier de la "grotte des moines", un secteur déjà assez peu fréquenté en temps normal, mais qui, un jour comme aujourd'hui, offre un complet sentiment de solitude et d'isolement...

Sous la ligne des falaises de la Cendrée.


La différence d'enneigement est flagrante, mais le fond des gorges a quand même, lui aussi, enfilé le costume hivernal...

Ca, ça n'était pas prévu, et c'est beaucoup moins bien! Une grosse partie des ficelles a pris la neige et se retrouvent surchargées. J'arrive bien à les en débarrasser, mais elles ont souffert et sont complètement détendues. Elles sont beaucoup trop près de l'eau et une crue un peu forte emmènerait tout... Un problème à résoudre en urgence, il va me falloir redescendre avec des moyens adaptés pour réparer tout ça, me contraignant à modifier mes plans pour ces prochains jours, notamment les congés que j'avais prévus... Sans compter que c'est certainement pareil sur le secteur de la Goule! La preuve en images d'un beau métier, plein d'avantages, mais aussi plein d'imprévus dont on n'est jamais à l'abri, et face auxquels il faut toujours s'adapter!

Retour par les Echelles de la Mort, et passage sous la via ferratta en cours d'achèvement, et dont voici en avant première une photo bien prometteuse!



jeudi 8 novembre 2007

Du piercing pour les brochets de la Franco-Suisse!

Une étude sur la reproduction naturelle des brochets est au programme sur la retenue d'eau de Biaufond. Dans ce cadre, et afin de comparer les futures prises des pêcheurs, entre poissons sauvages et poissons introduits, le traditionnel alevinage d'automne sera, cette année, marqué par une grande spécificité : nous allons "baguer" une partie des nouveaux habitants du lac...
9 novembre 2007, date prévue de cet alevinage... "L'invité surprise" du jour, et pas vraiment désiré, surtout pour ce genre de travail, c'est l'hiver, un peu avant l'heure, avec son cortège de vent, de neige, et de températures en chute libre... Cela n'empêchera pas le travail de se faire, avec le courage d'une poignée de bénévoles, dont, bien sûr, le désormais très fidèle Claude!
Un pistolet à aiguille, un petit trou dans la chair juste à la base de la nageoire dorsale, et la "bague spaghetti" est glissée, puis se bloquera toute seule, désormais complètement solidaire de son "propriétaire"! C'est exactement le même système que celui utilisé pour étiqueter les habits dans les magasins...

Pour l'avoir déjà fait et en avoir observé les résultats à titre privé et à petite échelle, je sais que ce système est très bien toléré par les poissons, surtout les brochets, qui cicatrisent parfaitement bien en intégrant dans leur chair cette forme très instructive de piercing...


Une partie des participants à l'expérience prets pour le grand voyage...
200 kg de brochets au total, 600 poissons, dont 250 bagués, ce qui ne permettra de faire qu'une estimation... Cela sera-t-il suffisant?


Peut-être le futur "monstre" du lac...

L'une des deux barques de bénévoles participant à l'opération. Les poissons sont relâchés soigneusement, presque un à un, sur toute la surface du plan d'eau. Longue vie à vous, les petits!