samedi 24 janvier 2009

Derniers jours à Panama

Un aperçu de nos dernières journées en compagnie de la famille Castillero, qui nous auront fait découvrir en peu de temps toutes les facettes de la vie à Panama.



Une belle journée passée dans un club qu'ils adorent, au bord du Pacifique.


Malgré des conditions incroyables pour nous (28°C dans l'air comme dans l'eau), l'hiver rebute visiblement les Panaméens : Nous sommes presque les seuls à profiter de la plage et de la piscine... Qu'à cela ne tienne... Tant mieux!


Soirée passée dans un restaurant avec spectacle de folklore Panaméen. Un bon moment, bien animé!

Pour une de nos dernières soirées, la famille au grand complet s'est réunie autour de nous. C'était super sympa et nous les remercions vraiment, car tous ont participé à la réussite de notre séjour à Panama. Nous reviendrons, c'est sur!!!


samedi 10 janvier 2009

Pêche sur le Lac Gatun.

Dans mon article sur le Canal de Panama, j'évoquais, sans en avoir montré de photos, le Lac Gatun. Il est vrai que dans nos excursions autour du canal, nous n'avions pas pu voir ce lac, car peu de routes s'en approchent. C'était sans compter sur nos amis Russel et Salvatore, qui, une semaine après la mer, nous laissèrent le choix entre retourner faire la fête aux Sierras, ou partir sur les eaux du lac, à la découverte de la jungle et ses richesses, tout en traquant le fameux Peacok Bass. Il n'y eut pas d'hésitation, sans regrets... Chose promise, chose due : les photos du Lac Gatun!



La mise à l'eau de notre bateau se fit au petit port de pêche de Gamboa. D'habitude peu pratiquée, la pêche en eau douce, avait ce jour là attiré pas mal de monde car un concours était organisé justement ce week end.



Et voilà notre équipe repartie, cette fois, sur les eaux troubles de cette immensité, le 2 ème plus grand lac artificiel au monde, paraît-il.


Avant la pêche, Russel s'approche d'une île et ralentit...


Et là, c'est la surprise : en plusieurs endroits, une colonie de singes accourt au bruit du bateau. Aucun doute que le passage des hommes est souvent synonyme de quelque repas providentiel.


D'après mes recherches après notre retour, il s'agit de singes capucins. D'abord timides, puis de plus en plus audacieux, ils n'hésitent pas a venir nous prendre morceaux de bananes ou de biscuits dans la main!


Un vrai moment de bonheur! Cette jungle abrite aussi les alouates, les singes hurleurs. Si nous n'avons malheureusement pas pu en voir nous n'en garderons pas moins le souvenir de leurs impressionnants cris retentissant à longueur de journée dans cette immensité d'eau et de verdure.



Après cet épisode inoubliable, et la vue de loin d'un crocodile s'enfonçant sous les flots, nous gagnons des bras et des chenaux isolés, complètement sauvages. Nous commençons à pêcher dans ce décor de rêve, au milieu des bois morts et des bancs de jacynthes aquatiques.


Les débuts de la pêche ne furent pas très furieux : Ne pêchant qu'aux leurres, nous avons enregistré quelques touches, mais aucune concretisée par une prise. Mais bientôt, nous découvrons un banc de Peacock Bass, suivant les leurres sans attaquer. Nos guides nous proposent de sortir la botte secrète, et Claude sert de cobaye. On lui tend une canne seulement équipée d'un petit lest et d'un hamecon au bot duquel est attaché un petit vif, extrait d'une petite réserve achetée à des pêcheurs le matin même au bord de la route (tout un contexte!).



Deux tours de manivelle plus tard, et voila notre cobaye récompensé! Notre première rencontre avec le célèbre Peacok Bass...

Changement de technique pour presque tout le monde, et les prises se multiplient, quand une silouhette différente apparait sous ma canne. Que mes amis aquariophiles me pardonnent : j'ai pêché un Oscar! Oui, ce célèbre poisson d'aquariums est bien originaire de cette région. Et vous savez quoi? eh bien je ne regrette rien, car si vous voyiez comme ça bagarre!

Petite pose durant laquelle j'observai nos petits poissons appats. Si nos guides les appellent sans trop se préocupper des "sardines", un examen rapide signala, en dépit de leur petite taille, une féroce dentition, rappelant, toutes proportions gardées, celles du piranha. La présence d'une petite nageoire adipeuse signale sans aucun doute qu'il s'agit d'une espèce de characidé, comme les nombreux poissons d'aquarium que l'on trouve en provenance de l'Amérique Latine. Une recherche un peu plus approfondie à mon retour me permet de supposer qu'il s'agit certainement d'une variété d'hemigrammus.
Et pendant que les peacok Bass continuent de mordre...

... Je continue à prendre des poissons bizarres! Ca tombe bien, c'est justement cela qui m'intéresse! Celui là, mes guides n'en avaient jamais vu, donc, pas moyen de savoir ce que c'est...
Heureusement, comme j'ai décidé de ne jamais vous laisser dans l'ignorance, j'ai encore fait des recherches à mon retour et je pense que cette bête se rapproche beaucoup du Cichlasoma de Managua, un représentant de la grande famille des cichlidés américains.

Accessoirement, j'ai aussi pris des Peacok Bass...

Et la belle prise du jour revient au Capitaine Russel, qui, en pêchant aux leurres, n'aura pas pris beaucoup de poissons, mais aura sorti les plus beaux.

Voila, après cette belle journée, sur le chemin du retour, dans le sillage d'un grand porte conteneurs, nous nous rappelons que c'est bien pour les besoins du canal que le lac a vu le jour...

Peu avant notre arrivée au port... On croyait la journée finie... Mais une belle surprise nous attendait sur les berges : Deux crocodiles profitant des derniers rayons du soleil! Ces bestioles sont craintives malgré leur taille impressionnante, et c'est en zoomant au maximum que je n'ai pu prendre que cette photo juste avant qu'ils ne s'immergent dans ces eaux glauques et, finalement, pas très rassurantes... Voilà, je crois que sur cette image s'arrête notre visite, à laquelle on ne pourra pas reprocher de ne pas avoir été complète!