vendredi 28 décembre 2007

Un peu d'érotisme...

Pour bien terminer 2007 et commencer 2008 avec un bon moral, suivons les truites du Doubs dans leur intimité, car le moment tant attendu de leur reproduction est arrivé, gage des futures populations de notre rivière.

Malgré les apparences, tout n'est pas aussi endormi et figé par le froid... Sous ces eaux glaciales, comme tous les ans à la même époque, c'est le même rituel qui recommence.


Par endroits très localisés, souvent les mêmes d'une année à l'autre, des taches claires de tailles très variables apparaissent sur le fond de la rivière : Ce sont les graviers que les truites ont grattés, déplacés et remis en place pour protéger leurs oeufs fraîchement pondus et fécondés.

Les crues et eaux troubles de ces dernières semaines ont masqué les ébats des poissons au moment du maximum d'activité. Depuis que l'eau s'est éclaircie, il est devenu difficile de voir des poissons encore sur les frayères. Ci dessus, un troupeau truites un peu en retard, dont une belle "zébrée" au premier plan, sur une immense frayère en aval de Goumois. (click sur la photo pour agrandir)


Frayère sous la protection de nos ficelles anti cormorans.

Je ne manquerai pas de vous donner de leurs nouvelles dans les semaines à venir...
En tous cas, je leur souhaite, comme à vous tous, une très bonne année 2008!

jeudi 20 décembre 2007

Les Roches Pleureuses

Le "petit âge de glace" qui aura marqué ces dernières semaines fait faire de bien drôles de larmes au Roches Pleureuses, qui jalonnent un long parcours dans les gorges du Doubs en aval du barrage du Châtelot. Belle balade avec Claude et Louis, au milieu d'une décoration de Noël "made in Vallée du Doubs", ce dimanche 23 décembre 2007.
Départ des Planchettes (côté Suisse), et descente au fond de la vallée.

Vue sur le Mont Chatelard (Graz, si tu as bonne mémoire...), et les eaux du lac de Moron, retenues par le barrage du Châlelot, commençant à être sérieusement prises par la glace.

Début du parcours au milieu des Roches Pleureuses, et c'est parti pour plusieurs kilomètres d'émerveillement!




Non, pour une fois et en dépit des apparences, Claude n'est pas à la recherche de ses gants ni de ses clefs... Il ne vient pas non plus de tomber... C'est juste que la progression sur cette glace vive nécessite quelques précautions!

On le sait plutôt à l'aise à bord d'un canoé ou d'un kayak, mais ses méthodes pour traverser la glace ne sont pas si mauvaises... Normal, Louis est aussi un marcheur très expérimenté!


Et sur ces belles images, je vous souhaite à tous un joyeux Noël!

Le Chasseral dans tous ses états...

L'un des "toits du jura" (1607 m), qui se situe à une cinquantaine de kilomètres de chez moi, constitue un bel objectif de rando. Si, malheureusement, même une route peut y conduire, il reste cependant de belles manières de le faire à pied, et en particulier par l'itinéraire de la Combe Grède, spectaculaire et presque alpin... Comme on ne s'en lasse pas, voila le Chasseral dans tous ses états, petit voyage au fil des saisons...
Façon automne...
La silhouette de cette imposante montagne, couverte par les premières neiges de la saison, barrant l'horizon des plateaux suisses.
Façon hiver...

28 janvier 2007, première ascension de la Combe Grède, avec mon "CAF de Jules Haag". Ambiance joyeuse au beau milieu d'un décor plutôt hostile et glacial...

Le soleil retrouvé, on n'est quand même pas mécontent...

A quelques minutes de la crête sommitale. Le peu de neige de cet hiver tristement mémorable, nous aura permis d'effectuer notre rando sans l'emploi des raquettes. (et des ARVA, bien sûr...)

USA, Allemagne, Panama et France sur les hauteurs jurassiennes...
Tout juste le temps de souffler et de prendre quelque photos, que ce magnifique ciel bleu et la vue sur les Alpes disparurent complètement au profit d'un brouillard et d'un vent rendant les conditions difficilement supportables...
Repas pris à toute vitesse (notre record, je crois?) et "danse des canards", la méthode d'Astrid pour lutter contre le froid...

Redescente par le belvédère de la Corne, et vue sur le sommet, émergeant à nouveau du brouillard.
FACON ETE...

Short et manches courtes pour passer les échelles de la Combe Grède, le 14 septembre dernier, et en famille cette fois.

"Le vertige, moi? "

Douceur et volupté dans le vallon menant au petit Chasseral, la variante du jour.

Au sommet, qui, malheureusement, comme bon nombre de ses cousins jurassiens, n'a pas été épargné par la civilisation...

Le point positif, ça repose un peu les jambes...

ET FACON... SKI!

Oui, car un peu en retrait, derrière une crête secondaire, un joli domaine permet de pratiquer un bon ski, ce qui fut fait le week end dernier du 15 décembre, pour fêter la visite que m'a rendue Daria, de nouveau en Europe pour quelques jours...

Peu importe le froid polaire et la météo plutôt moyenne, bonne neige et cancoillotte ont fait le bonheur de Daria... See you soon.

jeudi 29 novembre 2007

Premiers pas sur la glace...

9 octobre 2004. Le C.A.F Combloux organise une sortie "découverte de la Mer de Glace", avec l'intervention d'un glaciologue de renom, Luc Moreau. En dehors de quelques exercices pratiques sur neige, cette journée fut pour moi la premiere occasion sérieuse de chausser les crampons et ainsi de découvrir ce monde fascinant que peut être un glacier... Une belle journée non sans conséquences sur ma vie future...


Gare du Montenvers, une demie heure de marche, et nous voila au bord de la falaise dominant la Mer de Glace, cet immense serpent de 11km accueillant et conduisant vers une fonte lente, mais certaine, une bonne partie des neiges du massif du Mont blanc, via la célèbre Vallée Blanche. Au fond, les Grandes Jorasses (4208 m).

90 mètres d'échelles à descendre, c'est assez impressionnant, amusant, et bien fatigant quand il faut les remonter après une bonne journée passée en montagne... Cicatrice laissée dans la roche par le glacier à l'époque ou il remplissait tout le fond de son vallon, c'est aussi, malheureusement, la preuve irréfutable de la fonte de ces glaciers. Une fonte se traduisant par un recul, mais aussi, comme on peut le voir, une perte de hauteur très importante, de plusieurs mètres par an... Ainsi, chaque année, de nouvelles longueurs d'échelles doivent être ajoutées.
Arrivée en bas des échelles, on s'éloigne quelque peu des falaises pour éviter tout risque de chutes de pierres, et le moment tant attendu de chausser les crampons et de découvrir les sensations de la marche sur glace arrive enfin, comme sous la surveillance de la grande sentinelle des lieux : l'Aiguille du Dru (3754 m).
Bien que les explications aient déjà commencé depuis un bon moment, dès la sortie du train, à vrai dire, Luc Moreau, que l'on voit ici debout, va vraiment rentrer dans le vif du sujet.
Le programme de la journée : une longue balade, fréquemment entrecoupée de poses explication, au cours desquelles on apprendra la formation des glaciers, leur fonctionnement, leur évolution, mais aussi les risques qu'il existe à s'y promener, et les règles de sécurité...

Le chaos des crevasses, du fond desquelles on entend monter le bruit des "bédières", ces impressionnants torrents glaciaires, circulant tantôt superficiellement, tantôt à plusieurs dizaines de mètres à l'intérieur des glaces. Heureusement qu'on s'encorde... enfin, normalement... mais pas là! Pas de chute pour ce jour là, mais un diagnostic tout aussi grave semble se confirmer... Le virus est transmis!

La pêche du 28 novembre

Lac de Biaufond, 16 h 30. Brochet de 72 cm. On a vraiment eu froid depuis le matin, un petit moral depuis des semaines sans avoir vu de beau poisson, une belle déception une heure plus tôt avec la perte d'un autre brochet pas vu, mais certainement aussi joli... Il fallait bien ça pour que les affaires aient l'air de reprendre! Alors on croise les doigts pour les prochaines sorties...

lundi 26 novembre 2007

Le bureau d'Alex

Le point d'orgue de mon voyage sur la Côte d'Azur, la visite du musée océanographique de Monaco, le moment que j'attendais depuis depuis des années... et quelque peu précipité par l'accès à un poste obtenu au sein même de l'aquarium par l'amie Alex!
Plutôt classe, comme bureau!
maquette de la "Calypso"
" Il y a donc, sous la quille de nos bateaux, un univers quasiment inconnu, mais accessible, grouillant de vie, une jungle sauvage qui n'est séparée de notre monde civilisé que par la surface de la mer, cette frontière capricieuse qui la dérobe à nos regards et qui l'a enveloppée de mystères ou de légendes jusqu'à nos jours." J Y Cousteau.
La grande salle, et ses incroyables collections d'animaux marins de toutes sortes et dans tous les états : En os, empaillés...

... au formol...

... et même en fossiles, pour certains, qui ont traversé des millions d'années enfermés dans les sédiments marins!

Une autres salle, consacrée à la recherche scientifique. Une belle collection d'instruments utilisés par les premiers chercheurs, à l'époque ou la plongée en eaux profondes n'existait pas encore...

Enfin, l'aquarium, divisé en deux parties, l'une sur l'écosystème méditerranéen, l'autre sur les habitants des mers exotiques.
Des vitres de 35 cm d'épaisseur, pour cet aquarium regrouppant les géants des lagons : raie guitare, requins pointe blanche et nourrice, carangues, mérous...

Heureuse comme un poisson dans l'eau...
La concrétisation d'un rêve d'enfance...

Voici la guide que j'avais réservée dès son embauche il y a un peu plus d'un an, et, grâce à qui, en plus d'avoir eu des explications très précises sur la partie visible de l'aquarium, j'ai pu visiter les plusieurs étages de sous sol, les "coulisses", ou l'on soigne les animaux, ou on les reproduit, et ou l'on fait avancer la recherche...

Comme elle est très timide et qu'elle risque de m'en vouloir d'avoir diffusé une photo d'elle, elle me pardonnera à coup sûr si je mets également en photo son animal chéri...

Des paysages sous marins plus vrais que nature...
La murene et moi... ou le souvenir d'une belle aventure!
On s'en passerait volontiers quand on se baigne dans la mer... Pourtant cet animal est stupéfiant! La conservation des méduses en aquarium est l'aboutissement d'une prouesse technologique, qui a consisté à fabriquer un bac offrant un courant permanent visant à empêcher les animaux de toucher les parois, sans quoi, de par leur extrême fragilité, ils mourraient très rapidement.
Oui, je sais, les écrevisses de nos rivières font bien pâles figures comparées à ce homard d'une soixantaine de centimètres!

L'expert en camouflage, le redoutable poisson-pierre...

Allez, pour le plaisir, une petite dernière...