mercredi 20 février 2008

Le toit de l'Europe...

En cette péride plutôt calme, (actualité, montagne, pêche...) c'est l'occasion de revenir sur les bons souvenirs, dont celui ci que je vous réservais depuis un petit moment : mon ascension au Mont Blanc, les 5 et 6 septembre 2006, avec Doc et Christian du CAF Combloux.
Après deux ans et demi passés à ses pieds, à le contempler sous toutes les coutures et à le convoiter sans vraiment croire que je le ferais vraiment, le projet est lancé et le grand jour est arrivé... Le choix est fait : on le fera par la voie des "3 Monts Blancs", itinéraire un peu plus compliqué que la voie normale, qui consiste à faire une traversée complète du massif en partant de l'Aiguille du Midi.

Première étape (pas la plus dure...) : monteé à l'Aiguille du Midi (3842 m), en téléphérique.

De là, on découvre le programme complet : Après la nuit passée au refuge des Cosmiques, juste au pied de l'Aiguille du Midi, le Mont Blanc du Tacul (4248 m), au premier plan et sur lequel on aperçoit sur la gauche les traces de montée. Ensuite, le Mont Maudit (4465 m), et enfin, le Mont Blanc (4810 m).


Et bien sûr, la voie de descente, avec tout à gauche, de nouveau le Mont Blanc, suivi par l'Arête des Bosses, le Dôme du Gouter (4304 m) au milieu, et l'Aiguille du Gouter (3817 m).

Premiere étape, et non la moindre, passer l'arête de neige dès la descente de l'Aiguille du Midi. Beaucoup s'en font "une montagne" (et j'en faisais un peu partie), c'est vrai que ce n'est pas large, très exposé au vide, et il faut prévoir de croiser des cordées montantes, mais finalement, ça va, et c'est plutôt sympa...
Une fois cela fait, il faut moins d'une heure pour rejoindre le refuge, alors on peut profiter pleinement de cette superbe balade sur le grand plateau, point de départ de la fameuse "Vallée Blanche". Vue sur les Grandes Jorasses (4208 m) et la Dent du Géant (4013 m).

Arrivée tout en douceur au refuge des Cosmiques (3613 m), ou nous allons passer la nuit.

J'ai bien dit "passer la nuit", et pas spécialement "dormir", car il faut déjà se lever à minuit, et le peu de temps qu'on passe au lit, entre le stress de la course du lendemain, les effets de l'altitude, les ronflements et sonneries de portables des voisins indélicats, il est bien difficile de fermer l'oeil... Mais bon, ce n'est pas tout les jours que l'on fait ça!

Une heure du matin, et déjà sur les crampons car la journé qui se prépare sera longue et rude...
En partant à une heure pareille, il est bien évident qu'une bonne partie de la course se déroule de nuit : En réalité on a apercu le jour en arrivant aux environs du Mont Maudit. Ce n'est pas pour autant que le reste est ennuyeux, la montée de nuit a même quelque chose de magique, comme ici, en lovoyant entre les séracs du Tacul...


Festival de couleurs aux premières lueurs du jour...

Au Col de la Brenva, 4303 m.

Au niveau du lieu nommé "Les Petits Rochers Rouges", 4577 m. En dépit de l'apparence toute proche du sommet, il nous faudra encore près de 1 heure 20 pour l'atteindre. Si tout s'était passé impeccablement bien jusque là, cette fois, l'altitude va vraiment se faire sentir, dans les jambes, au niveau du souffle, et surtout par un mal de tête qui ne s'arrêtera plus de la journée...
9 heures 20, ça y est! Le sommet est atteint... Difficile de tout prendre en photo, tant on est haut et que le reste paraît écrasé... Vue inverse sur le parcours déjà effectué, avec au premier plan, de gauche à droite, l'Aiguille du Midi, le Mont Maudit et le Tacul; au fond, le massif de l'Aiguille Verte (4122 m), et à gauche, 3800 mètres en dessous de nous, la vallée de Chamonix!
Le cadeau de la journée : des conditions incroyables, nous permettant même de faire un casse croûte au sommet!

Mais rapidement, il faut penser à redescendre, car il reste 2400 m de dénivelée négatif à faire pour rejoindre à temps le train du Nid d'Aigle, qui nous reconduira à St Gervais. Descente de l'arête "clef" de la voie normale, elle aussi, très impressionnante.

En pleine descente, et vue presque surplombante sur l'Aiguille de Bionnassay (4052 m).

Les extraordinaires amoncellements de glace, au niveau de l'arête des Bosses.

Arrivée au Refuge du Gouter, 3817 m

Dernière étape avant les 800 derniers (et les plus horribles!) mètres de dénivelée : le Refuge de Tête Rousse (3167 m) devant l'impressionnante face nord de l'Aiguille de Bionnassay.

mercredi 13 février 2008

Bientôt l'Ouverture!

Plus que deux semaines avant que ne soit proclamée ouverte la pêche de la truite!

Cela va rimer avec un peu plus de travail pour moi, mais surtout, avec de magnifiques heures de plaisir au bord de l'eau, canne en main. Oui, car la truite, c'est la perle des eaux vives ou froides, un miracle de la nature capable de s'habituer aux conditions de vie les plus hostiles, et que l'on pêche souvent dans un cadre somptueux... Petit retour sur quelques bons moments au cours de ces 14 dernières années...
Si la perfection existe, alors la truite peut prétendre à l'incarner...

Les plus vieux souvenirs : Les campings-pêche en lac de montagne, dans les Hautes Alpes.


Mon école de pêche à la truite : Les ruisseaux de plaine Haut-Saônois... S'il fallait que je calcule les heures que j'ai pu y passer!





Des prises inoubliables!

Pêche extrême avec Doc (évidemment...) dans les gorges du Reposoir, torrent Savoyard qui porte décidément bien mal son nom!

Impensable de consacrer un article sur la pêche à la truite sans se souvenir des virées dans les Vosges Saônoises... Il n'y a rien à dire, c'était magique! Et ce ne sont pas Olive, Fab ou Claude qui diront le contraire!
Pour le plaisir des yeux, encore un beau ruisseau savoyard, et Fred en action dessus...
rando halieutique sur la Clarée, hautes Alpes.

Après la séquence "souvenirs", place au présent, et les spectaculaires parcours du Doubs Franco-Suisse.

Et pour 2008, j'espère bien commencer sérieusement la pêche à la mouche, à l'image d'Olive, ici sur les parcours de Goumois.

Rendez vous le 1er mars!

lundi 4 février 2008

Le Creux du Van, best of

Accident géologique accentué par le travail des glaciers, le Creux du Van est avant tout une véritable perle du Jura Suisse : Cette falaise de 200 m de hauteur et qui s'étire sur environ 2km forme un majestueux fer à cheval dominant le Val de Travers. L'intégrale, en partant des gorges de l'Areuse, en longeant le bord des falaises et en passant par le Soliat, le sommet tout proche (1465M) forme une rando spectaculaire à de nombreux niveaux. Rétrospective de 4 ascensions, aussi géniales que différentes...

Première rencontre, août 2002.
Petit clin d'oeil à Camille, en souvenir d'une époque ou je pouvais encore l'appeler "petite" Cousine...
Novembre 2006, avec Graciela, lors de notre exploration quasi complète du Jura...
Départ des gorges de l'Areuse, le spectacle ne se fait pas attendre...
Les prairies de la Ferme Robert, située au pied des falaises du Creux du Van, et ou l'ascension proprement dite commence.

Après un dénivelée de plus de 800 mètres, place au repos et à la contemplation en longeant les 2kms de falaise qui nous attendent...

Et place aussi au pic-nic, toujours bien organisé, face aux Alpes...
Mai 2007, avec Sylvie, ou comment faire aimer le Jura à une montagnarde Savoyarde?
Oui, elle a aimé, je crois...

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Creux du Van possède à sa base un "pergélisol", c'est à dire que sous environ 40 cm de terre et d'humus, le sol est gelé en permanence jusqu'à 15-20 mètres de profondeur.
Dernière en date, hier, le 4 février 2008, avec Aurélie, Jean et Doc.
Suspendus au dessus des gorges de l'Areuse...

Détail d'étonnantes aiguillettes de glace sur des branches d'épicéas.

Pic-nic très rapide, cette fois, en raison d'un vent incroyablement fort, rendant les conditions pas spécialement agréables...

Sur l'un des nombreux promontoires au dessus des falaises.

Contrepartie positive du vent, offrant, grâce à son travail sur la couche de neige poudreuse, un spectacle surréaliste.

Sommet du Soliat et magie de neige soufflée.

Assez désagréable, mais tellement beau...

Ambiance alpine devant ces corniches de neige accrochées au dessus du vide.

En pleine contemplation, justement, devant ces corniches de neige...
Les caprices de l'Areuse
Pour terminer, retour sur les randos de novembre 2006 et mai 2007.
Ces deux photos sont prises au même endroit, avec juste une petite différence de débit de la rivière...