En cette péride plutôt calme, (actualité, montagne, pêche...) c'est l'occasion de revenir sur les bons souvenirs, dont celui ci que je vous réservais depuis un petit moment : mon ascension au Mont Blanc, les 5 et 6 septembre 2006, avec Doc et Christian du CAF Combloux.
En partant à une heure pareille, il est bien évident qu'une bonne partie de la course se déroule de nuit : En réalité on a apercu le jour en arrivant aux environs du Mont Maudit. Ce n'est pas pour autant que le reste est ennuyeux, la montée de nuit a même quelque chose de magique, comme ici, en lovoyant entre les séracs du Tacul...

Festival de couleurs aux premières lueurs du jour...
Au Col de la Brenva, 4303 m.
Au niveau du lieu nommé "Les Petits Rochers Rouges", 4577 m. En dépit de l'apparence toute proche du sommet, il nous faudra encore près de 1 heure 20 pour l'atteindre. Si tout s'était passé impeccablement bien jusque là, cette fois, l'altitude va vraiment se faire sentir, dans les jambes, au niveau du souffle, et surtout par un mal de tête qui ne s'arrêtera plus de la journée... 
Le cadeau de la journée : des conditions incroyables, nous permettant même de faire un casse croûte au sommet!
Mais rapidement, il faut penser à redescendre, car il reste 2400 m de dénivelée négatif à faire pour rejoindre à temps le train du Nid d'Aigle, qui nous reconduira à St Gervais. Descente de l'arête "clef" de la voie normale, elle aussi, très impressionnante.
9 heures 20, ça y est! Le sommet est atteint... Difficile de tout prendre en photo, tant on est haut et que le reste paraît écrasé... Vue inverse sur le parcours déjà effectué, avec au premier plan, de gauche à droite, l'Aiguille du Midi, le Mont Maudit et le Tacul; au fond, le massif de l'Aiguille Verte (4122 m), et à gauche, 3800 mètres en dessous de nous, la vallée de Chamonix!
Les plus vieux souvenirs : Les campings-pêche en lac de montagne, dans les Hautes Alpes.
Mon école de pêche à la truite : Les ruisseaux de plaine Haut-Saônois... S'il fallait que je calcule les heures que j'ai pu y passer!
Impensable de consacrer un article sur la pêche à la truite sans se souvenir des virées dans les Vosges Saônoises... Il n'y a rien à dire, c'était magique! Et ce ne sont pas Olive, Fab ou Claude qui diront le contraire!