Semaine de montagne avec Doc, dans les environs de la vallée de Vallouise, Massif des Ecrins, Hautes Alpes.
Après nous être retrouvés la veille au soir, première nuit au petit village d'Ailefroide et dès le lendemain matin, direction le vallon de la Selle (qui forme après sa confluence avec celui des Bans, la vallée de l'Onde), et comme ambitieux objectif, la Pointe de l'Aiglière (3307 m), un sommet rocheux, dont l'accès est assez peu connu, du moins par ce côté.
Après un départ à la frontale, le jour se lève enfin sur les rives du torrent de la Selle.
Doc, d'un pas très déterminé en direction d'une étonnante structure de grès statifiés, qui n'est autre que l'arête que l'on doit atteindre, et qui, en la suivant vers la gauche, après une longue traversée, devra nous conduire vers la sommet de l'Aiglière... Je ne vous cache pas la perplexité avec laquelle j'ai découvert le parcours qui nous attendait...
Chemin faisant, par endroits très localisés, on marche sur de la terre sèche, on entend un bruit anormal accompagné d'une sensation étrange sous le pied... Et quand on se retourne et que l'on regarde ou l'on a marché, on trouve alors, mis à nu, ce que je tiens ici entre mes doigts... Cette curiosité géo-glaciologique s'appelle selon Doc un "pipe-craik" (que les anglicistes me corrigent, merci!). On trouve ces formations sous la couche superficielle de terre sèche et gelée, qui est alors relevée et décollée des couches inférieures par ces espèces de tubes de glace super fins et en nombre incalculable... Difficile de comprendre par quel phénomène l'humidité du sol peut arriver à de telles constuctions... Pour le coup, même Doc n'a pas d'explication précise!
Enfin arrivés au pied de l'arête, sur l'un des endroits qui parait le plus propice, il faut commencer à grimper... Première longueur, impeccable... ce sera la dernière! En effet, la suivante est déjà plus difficile et surtout le rocher devient pourri, et le danger de chutes de pierres devient trop important. Et aussi loin qu'on puisse regarder, c'est cette qualité de grimpe qui prédomine largement...
Inutile d'insister, ce projet est irréalisable et vraiment trop dangereux... Pour la suite de cette journée de montagne, histoire de faire quand même quelque chose, on choisit comme objectif le col de l'Aup Martin (2760 m), que l'on voit tout au fond, ci dessus. Les émotions ne sont pas terminées... Reste à faire une immense traversée dans ces éboulis instables et très pentus...
Quelqu'un en train de se dire : "Mais qu'est ce que je fous ici??!!!"
2 commentaires:
merci pour ces beaux voyages!!!
quel partage!!!aussi, je suis heureuse de voir a quel point ta vie est riche de decouverte...avec toujours la pensée, pour ceux qui sont loin (en km seulement),de nous faire profiter de tes aventures, avec de belles images.
bon, je t'ai reconnu sur la photo, dans l'aquarium!!!pas mal le camouflage gros bisous de st gervais, le pays ou l'on boit les meilleurs binouzes!!!sandrine.
Coquine! tu l'avais bien caché ton message, mais il ne m'a pas échappé!!!!
Merki pour ton intéret porté à ce blog, et merki tout simplement d'être la...
Gros bisous et a bientôt pour une prochaine binouse thermale!
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