En cette péride plutôt calme, (actualité, montagne, pêche...) c'est l'occasion de revenir sur les bons souvenirs, dont celui ci que je vous réservais depuis un petit moment : mon ascension au Mont Blanc, les 5 et 6 septembre 2006, avec Doc et Christian du CAF Combloux.

Après deux ans et demi passés à ses pieds, à le contempler sous toutes les coutures et à le convoiter sans vraiment croire que je le ferais vraiment, le projet est lancé et le grand jour est arrivé... Le choix est fait : on le fera par la voie des "3 Monts Blancs", itinéraire un peu plus compliqué que la voie normale, qui consiste à faire une traversée complète du massif en partant de l'Aiguille du Midi.

Première étape (pas la plus dure...) : monteé à l'Aiguille du Midi (3842 m), en téléphérique.

De là, on découvre le programme complet : Après la nuit passée au refuge des Cosmiques, juste au pied de l'Aiguille du Midi, le Mont Blanc du Tacul (4248 m), au premier plan et sur lequel on aperçoit sur la gauche les traces de montée. Ensuite, le Mont Maudit (4465 m), et enfin, le Mont Blanc (4810 m).

Et bien sûr, la voie de descente, avec tout à gauche, de nouveau le Mont Blanc, suivi par l'Arête des Bosses, le Dôme du Gouter (4304 m) au milieu, et l'Aiguille du Gouter (3817 m).

Premiere étape, et non la moindre, passer l'arête de neige dès la descente de l'Aiguille du Midi. Beaucoup s'en font "une montagne" (et j'en faisais un peu partie), c'est vrai que ce n'est pas large, très exposé au vide, et il faut prévoir de croiser des cordées montantes, mais finalement, ça va, et c'est plutôt sympa...

Une fois cela fait, il faut moins d'une heure pour rejoindre le refuge, alors on peut profiter pleinement de cette superbe balade sur le grand plateau, point de départ de la fameuse "Vallée Blanche". Vue sur les Grandes Jorasses (4208 m) et la Dent du Géant (4013 m).

Arrivée tout en douceur au refuge des Cosmiques (3613 m), ou nous allons passer la nuit.

J'ai bien dit "passer la nuit", et pas spécialement "dormir", car il faut déjà se lever à minuit, et le peu de temps qu'on passe au lit, entre le stress de la course du lendemain, les effets de l'altitude, les ronflements et sonneries de portables des voisins indélicats, il est bien difficile de fermer l'oeil... Mais bon, ce n'est pas tout les jours que l'on fait ça!

Une heure du matin, et déjà sur les crampons car la journé qui se prépare sera longue et rude...
En partant à une heure pareille, il est bien évident qu'une bonne partie de la course se déroule de nuit : En réalité on a apercu le jour en arrivant aux environs du Mont Maudit. Ce n'est pas pour autant que le reste est ennuyeux, la montée de nuit a même quelque chose de magique, comme ici, en lovoyant entre les séracs du Tacul...


Festival de couleurs aux premières lueurs du jour...

Au Col de la Brenva, 4303 m.

Au niveau du lieu nommé "Les Petits Rochers Rouges", 4577 m. En dépit de l'apparence toute proche du sommet, il nous faudra encore près de 1 heure 20 pour l'atteindre. Si tout s'était passé impeccablement bien jusque là, cette fois, l'altitude va vraiment se faire sentir, dans les jambes, au niveau du souffle, et surtout par un mal de tête qui ne s'arrêtera plus de la journée...
9 heures 20, ça y est! Le sommet est atteint... Difficile de tout prendre en photo, tant on est haut et que le reste paraît écrasé... Vue inverse sur le parcours déjà effectué, avec au premier plan, de gauche à droite, l'Aiguille du Midi, le Mont Maudit et le Tacul; au fond, le massif de l'Aiguille Verte (4122 m), et à gauche, 3800 mètres en dessous de nous, la vallée de Chamonix!

Le cadeau de la journée : des conditions incroyables, nous permettant même de faire un casse croûte au sommet!

Mais rapidement, il faut penser à redescendre, car il reste 2400 m de dénivelée négatif à faire pour rejoindre à temps le train du Nid d'Aigle, qui nous reconduira à St Gervais. Descente de l'arête "clef" de la voie normale, elle aussi, très impressionnante.

En pleine descente, et vue presque surplombante sur l'Aiguille de Bionnassay (4052 m).

Les extraordinaires amoncellements de glace, au niveau de l'arête des Bosses.

Arrivée au Refuge du Gouter, 3817 m

Dernière étape avant les 800 derniers (et les plus horribles!) mètres de dénivelée : le Refuge de Tête Rousse (3167 m) devant l'impressionnante face nord de l'Aiguille de Bionnassay.
1 commentaire:
ah ça me rasurre je vois que tu envoie doc dans tes plans encore plus foireux que moi.LOL!
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